Œuvres
Composition en rouge, bleu et jaune (B217)
Une fiche strictement consacrée à l’objet Kunsthaus Zürich 2455/B217 de 1930, avec son cartel, ses inscriptions, sa provenance et sa distinction d’avec B219.
- Objet
- Kunsthaus Zürich 2455
- Catalogue raisonné
- B217
- Date
- 1930
- Technique
- Huile sur toile
- Dimensions
- 45 × 45 cm

Piet Mondrian, Composition en rouge, bleu et jaune (B217), 1930, huile sur toile, 45 × 45 cm, Kunsthaus Zürich.
- Artiste
- Piet Mondrian
- Date de l’œuvre
- 1930
- Institution
- Wikimedia Commons
- Attribution
- Piet Mondrian, Composition en rouge, bleu et jaune (B217), 1930, Kunsthaus Zürich, via Wikimedia Commons.
- Statut des droits
- PDM
Cartel de l’objet 2455/B217
| Repère | Information contrôlée |
|---|---|
| Artiste | Piet Mondrian |
| Titre du Kunsthaus | Komposition mit Rot, Blau und Gelb |
| Titre français retenu | Composition en rouge, bleu et jaune (B217) |
| Date | 1930 |
| Technique | Huile sur toile |
| Dimensions | 45 × 45 cm |
| Conservation | Kunsthaus Zürich |
| Numéro d’objet | 2455 |
| Numéro d’inventaire | 1987/0028 |
| Catalogue raisonné | B217 |
Le PDF du Kunsthaus intitule l’objet Komposition mit Rot, Blau und Gelb. Il donne également les formes Composition with Red, Blue and Yellow et Composition en rouge, bleu et jaune. La page retient ce dernier titre, complété par B217, afin de viser sans ambiguïté le tableau du Kunsthaus.
Trois identifiants doivent rester attachés à l’œuvre : le numéro d’objet 2455, l’inventaire Kunsthaus 1987/0028 et le catalogue raisonné B217. La page RKD abrège l’inventaire en 1987/28, mais localise le même B217 au Kunsthaus Zürich. Pour le cartel, la forme complète donnée par le musée est privilégiée.
Pourquoi cette œuvre n’est pas Composition no. II
La page RKD distingue B217 de B219. Elle intitule B219 Composition no. II et le situe dans une collection privée à Londres. Appeler l’objet du Kunsthaus « Composition II » déplacerait donc sur B217 le titre d’un autre tableau. Le présent texte abandonne cette appellation, même si elle figurait dans l’ancien titre éditorial.
Le PDF du Kunsthaus indique que Mondrian a peint B217 à la demande de l’architecte zurichois Alfred Roth. Il décrit ensuite B219 comme une répétition agrandie de cinq centimètres, sans modification de la largeur des traits noirs. La relation entre les deux œuvres est documentée ; leur identité commune ne l’est pas. Une répétition reste un objet distinct.
Cette distinction a des conséquences très concrètes. Les dimensions 45 × 45 cm appartiennent à B217. Le titre Composition no. II appartient à B219 dans le catalogue RKD. Une image de B219 ne peut pas servir à analyser la distribution particulière des couleurs de B217, même si le Kunsthaus documente une relation de répétition.
Contexte de création : Alfred Roth et l’année 1930
Le tableau est daté de 1930 et a été peint à la demande d’Alfred Roth. La notice ne précise pas les modalités exactes de cette demande ; il serait donc excessif de la transformer en contrat détaillé ou en programme imposé. Le fait établit néanmoins un lien entre l’origine de B217 et l’architecte qui en deviendra le propriétaire.
Au recto, en bas à gauche, le tableau porte la signature et la date PM 30. Cette inscription confirme un repère matériel sur l’objet. Elle ne doit pas être confondue avec le numéro d’inventaire, attribué par le musée, ni avec B217, numéro du catalogue raisonné.
Le revers porte une dédicace à Alfred Roth datée du 30 janvier 1930. Demande, dédicace et possession ultérieure relient donc l’architecte au tableau à plusieurs niveaux. La page n’utilise pas le texte de la dédicace pour reconstruire une théorie complète de Mondrian ; elle retient sa présence, son destinataire et sa date.
Analyse visuelle : commencer par ce que le cartel garantit
Le support peint mesure 45 × 45 cm : son format est carré. Les titres institutionnels nomment le rouge, le bleu et le jaune. Ces données donnent un premier cadre d’observation sans prétendre décrire la position exacte de chaque zone. Sur une reproduction, commence par vérifier que le format et les couleurs annoncées correspondent bien à l’objet identifié.
La description comparative de B219 mentionne des traits noirs dont la largeur n’a pas été modifiée lors de l’agrandissement. Ce détail établit que la largeur des traits est un paramètre significatif dans la répétition. Pour B217, on peut donc observer la relation entre ces traits et les surfaces colorées, mais on ne doit pas importer depuis B219 leur disposition exacte ni les proportions de l’agrandissement.
Le format carré rend la comparaison des directions particulièrement attentive : chaque ligne agit par rapport à quatre côtés de longueur égale. Demande-toi quelles divisions paraissent stables, lesquelles déséquilibrent le centre et comment les zones colorées se répondent. Ces questions sont une méthode de regard, pas une description de détails absents des sources.
Le titre énumère trois couleurs mais ne fournit ni leur surface relative, ni leur ordre, ni leur emplacement. Une analyse rigoureuse ne doit donc pas confondre nom et carte de la composition. Elle part de l’image exacte de B217 lorsqu’elle est disponible, puis décrit les rapports observés en maintenant le cartel à proximité.
Relations plutôt que symétrie automatique
La dédicace au revers emploie le vocabulaire des rapports et de l’équilibre, mais la page n’en fait pas la preuve d’un programme pictural complet. La présence de cette dédicace invite surtout à ne pas traiter l’équilibre comme une symétrie évidente. Devant l’œuvre, il faut vérifier comment des éléments différents produisent ou déplacent une stabilité.
Une surface de 45 cm de côté et des traits noirs dont la largeur compte dans la répétition permettent une observation rapprochée des proportions. Compare l’épaisseur visuelle des traits aux dimensions des zones. Puis regarde si une petite surface colorée peut répondre à une zone plus vaste. L’exercice décrit des relations sans leur attribuer une formule mathématique non documentée.
Technique : ce que l’on sait, ce que l’on ignore
La technique indiquée est l’huile sur toile. Les documents ne donnent ni préparation, ni pigments, ni ordre des couches, ni outils. Il serait donc incorrect d’expliquer comment Mondrian a peint chaque bord ou d’affirmer un nombre de reprises. La technique publique reste celle du cartel, complétée uniquement par les inscriptions et les observations de catalogue établies.
Le recto et le revers apportent deux informations matérielles supplémentaires : signature et date en bas à gauche, dédicace au dos. Elles rappellent qu’une œuvre possède plusieurs faces et que la reproduction frontale ne montre pas toute son histoire. La page distingue ce qui est visible sur l’image de ce qui est documenté par la notice.
Localisation et provenance
B217 est conservé au Kunsthaus Zürich sous l’inventaire 1987/0028. L’œuvre entre dans la collection par un don d’Alfred Roth en 1987. La date d’entrée ne doit pas être confondue avec celle de création : le tableau est peint en 1930 et rejoint le musée cinquante-sept ans plus tard.
Le RKD localise également B217 au Kunsthaus et affiche l’inventaire sous la forme 1987/28. Le recoupement confirme l’objet tout en conservant les conventions propres à chaque source. Il ne justifie pas de normaliser silencieusement tous les numéros ; la variante abrégée est signalée lorsqu’elle apparaît.
Alfred Roth relie ainsi création et provenance : le tableau est peint à sa demande, lui est dédicacé, puis entre au Kunsthaus par son don. Ces faits forment une chaîne courte et documentée. La page ne complète pas les périodes intermédiaires par des propriétaires ou des expositions non présents dans les sources.
Image et droits : une reproduction exacte de B217
La reproduction affichée a été comparée à l’image de la fiche officielle du Kunsthaus : même découpe, mêmes rapports de lignes, même signature PM 30 et mêmes zones colorées. Ces concordances la relient à l’objet 2455, inventaire 1987/0028, catalogue B217. Elles permettent de corriger une ancienne description contradictoire de la page Commons qui mentionnait B219.
Le fichier Commons est proposé sous Public Domain Mark comme reproduction fidèle d’une œuvre bidimensionnelle du domaine public. Cette déclaration de droits ne remplace pas le contrôle d’identité : elle est utilisée ici seulement après la comparaison avec le Kunsthaus. B219 demeure une répétition distincte et n’est pas publiée avec cette image.
Exercice de regard et de vérification
Avant de décrire l’œuvre, écris quatre repères : 45 × 45 cm, 1987/0028, B217, Kunsthaus Zürich. Vérifie ensuite que l’image consultée renvoie aux mêmes données. Si elle porte B219 ou Composition no. II, arrête la comparaison. Si l’identité est exacte, observe alors le format, les traits, les couleurs et leurs rapports sans importer les dimensions d’une répétition.
Sources
- Kunsthaus Zürich — Komposition mit Rot, Blau und Gelb, cartel, demande d’Alfred Roth, inscriptions, don et distinction de la répétition.
- RKD Studies — 1929–1930 (B206–B225), identification séparée de B217 et B219.
- Wikimedia Commons — fichier Piet Mondriaan, 1930, reproduction PDM contrôlée visuellement contre l’objet 2455/B217.